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Last modified: 23-02-2007 |
Carr pense que la raison fondamentale pour laquelle les fumeurs ne mettent pas un terme à leur tabagisme est la peur: peur de souffrir du manque de nicotine, peur de ne pouvoir faire face à des évènements stressants sans cigarette, peur de ne plus éprouver autant de plaisir lors d'activités qui jusqu'ici s'accompagnaient d'une cigarette (alors que visiblement, ça n'est pas un problème pour un non-fumeur).
Faire peur aux fumeurs en leur parlant des risques importants et réels que le tabagisme provoque, ou leur montrer combien d'argent ils dépensent en cigarette n'est pas une bonne méthode pour convaincre un fumeur d'arrêter.
La seule manière efficace d'arrêter de fumer est
En l'occurence, le "plaisir" de fumer est parfaitement construit, et le résultat de shoots de nicotine et d'une association d'idée totalement inconsciente cigarette = plaisir induite par le fait que l'on fume lors de moments de plaisir (avec le café le matin, pendant des pauses au bureau, après un repas, après l'amour).
Une fois l'habitude prise, la cigarette est au fumeur ce qu'un shoot est à un héroïnomane, c.a.d. un plaisir qui découle d'un manque, la différence étant qu'il n'existe pas de phénomène d'addiction à la nicotine (juste un léger effet de manque pendant quelques jours/semaines, facilement compensé par l'utilisation de patches correctement dosés; Carr, lui, recommande de s'arrêter sans aucune aide nicotinique parce qu'il pense que cela perpétue l'idée chez le fumeur qu'il ne peut se passer de cet apport quotidien.)
S'arrêter de fumer consiste donc d'abord à supporter le manque de nicotine pendant quelques jours/semaines, puis surtout à se déconditionner pour ne plus associer plaisir et cigarette, c.a.d. réaliser qu'on peut prendre autant de plaisir sans cigarette, que le plaisir ne vient pas de la cigarette, mais de l'activité elle-même.